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Hystérésimètre (années 1900)

La recherche grenobloise en électricité est l’héritière d’une longue histoire liant le Dauphiné à l’électrotechnique. Tout commence au XIXe siècle, lorsqu’Aristide Bergès lance la production d’hydroélectricité.

L’émergence d’une nouvelle industrie

En 1882, l’ingénieur Aristide Bergès met en fonctionnement une turbine par la seule force motrice de l’eau afin d’alimenter sa papeterie à Lancey (Isère). Avec cette innovation se développe l’utilisation industrielle de l’hydroélectricité, baptisée « houille blanche », dans la région grenobloise puis au-delà. Cette industrialisation engendre de nouveaux besoins en formation. Les premiers cours d’électricité apparaissent alors, d’abord dans les écoles, puis à la faculté, avant la création de l’Institut Électrotechnique de Grenoble en 1901, prémices du futur Institut National Polytechnique. 

L’après-guerre et les nouveaux champs de recherche

Depuis, les enseignements et recherches en électricité n’ont cessé de se développer, en lien avec l’industrie. Cet environnement est déterminant dans l’implantation après la guerre de deux nouveaux laboratoires à Grenoble, créés et dirigés par Louis Néel.
Tout d’abord, en 1946, le laboratoire d’électrostatique et de physique du métal (LEPM) qui comprend notamment des sections électrostatique et magnétisme. Ces sections forment à partir de 1971 des laboratoires indépendants afin de répondre à leur accroissement exponentiel. Noël Félici prend la tête du laboratoire d’électrostatique, tandis que Louis Néel, récipiendaire du prix Nobel de Physique l’année précédente, conserve la direction du laboratoire de magnétisme.
Le second est le laboratoire de magnétisme du navire (LMN), créé en 1949 grâce à un contrat entre la marine nationale et la faculté des sciences. Il se consacre à l’immunisation de tous les navires de guerre français, et parfois étrangers, contre les mines magnétiques.

En 2007, ces entités couvrant les champs de l’électrotechnique, de l’électricité statique et du magnétisme fusionnent au sein du laboratoire Grenoble Génie Électrique (G2ELAB), qui devient ainsi dépositaire d’un patrimoine scientifique couvrant plus d’un siècle d’innovation.