Après le succès de Maldonne, la chorégraphe Leïla Ka poursuit son travail autour des corps féminins et des normes qui les contraignent. Sur un plateau dénué d’artifices, huit danseuses rompent avec les postures convenues au profit d’une énergie collective brute et communicative.
En quelques années, Leïla Ka s’est imposée comme l’une des voix les plus incisives de la jeune scène chorégraphique. Autodidacte, elle commence sa carrière comme interprète pour Maguy Marin avec May B, avant de signer ses propres chorégraphies.
Avec Maldonne, sa dernière pièce de groupe présentée à La Comédie de Valence en 2024 et qui connaît depuis un succès international, Leïla Ka célébrait la puissance exaltante de la sororité, encombrée par une gestuelle héritée de siècles de domination patriarcale: se tenir droite, être belle, rester contenue.
Dans cette nouvelle pièce, la chorégraphe prend délibérément le contrepied de ce vocabulaire symbolique. Par cette impulsion, elle libère les corps en dynamitant les carcans qui les limitent. Sur un plateau nu, huit interprètes occupent l’espace sans retenue, portées par des rythmes électro. La danse ne cherche ni l’élévation ni la délicatesse. Les mouvements assument le poids, l’effort, la sueur et enfin, les corps prennent la place qui leur revient.
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